13 mai 2016

Chronique : Terry Pratchett - [Les annales du disque monde] - T4 - Mortimer

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Mortimer est le quatrième livre des Annales du Disque-monde et il ouvre la sous série de la mort.

Mortimer, jeune garçon roux malhabile mais loin d’être stupide, lui et sa famille se rendent compte d'une chose évidente, la vie de fermier qui lui est destinée ne lui convient absolument pas. Son père, qui tient beaucoup à lui mais qui le considère à juste titre comme un incapable l'emmène donc à une foire au travail où il espère qu'il sera engagé comme apprenti, lui promettant un avenir assuré. Personne ne veut de lui, les assassins, voleurs, marchants, forgerons, etc partent tous avec un autre apprenti jusqu’à ce qu'il ne reste que le Jeune Mortimer. Lorsque que minuit sonne, La Mort surgit et accepte de faire de lui son apprenti. Son travail consistera donc à prendre les âmes des personnes lors de leur décès et de les accompagner dans l'au-delà.

Mortimer s'installe donc chez Mort, une dimension où le temps ne compte pas, et ou tout est crée artificiellement par lui, qui essaye tant bien que mal de représenter la vie (tout est sinistre et noir). On y rencontre les deux autres occupants de la demeure : Ysabell, fille adoptive de la Mort, et Albert, le majordome.

La mort commence donc la formation de son apprenti et l’amène bien vite dans sa première tournée ou il verra un roi se faire assassiner par son frère, il aura à cette occasion le temps de croiser la princesse du royaume concerné et de tomber sous son charme.

Lors de sa première tournée en solo, Mortimer sera chargé de trois clients, dont le dernier n'est autre que Kelirihenna, la fameuse princesse de Sto Helit croisé auparavant. Il fera l'erreur (volontaire) de l’épargner et de supprimer son assassin à la place, ce qui créera une anomalie dans la réalité, les gens ont du mal à comprendre qu'elle soit en vie, même quand elle leur parle en face. Par la suite, heureux de pouvoir enfin se défiler la mort s'essaye aux activités humaines tel que le travail, l'amusement, l'alcool etc. Albert revient dans le monde, pendant que Mortimer et Ysabell tentent a la fois de continuer le travail de la mort et de réparer les paradoxes crées précédemment, Ysabell s’inquiétant du fait que Mortimer devient de plus en plus ressemblant a la mort.

 

Les personnages :

 

¤ La mort : présent dans tous les livres précédent, a un rôle central dans celui ci. Toujours fidèle à lui même, on retrouve le squelette aux orbites oculaires brillant d'un halo bleu, mais on en apprend encore plus sur son caractère et notamment sur sa passion pour la vie et principalement la vie humaine. Toujours sympathique et drôle, il n'en demeure pas moins que son côté absolu et puissant ressort d'autant plus dans ce tome.

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Mortimer : Jeune homme rouquemoute, Mortimer est malhabile et idéaliste. Il n'en demeure pas moins plutôt intelligent même si il a une tendance à laisser sa passion dicter sa raison.

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Ysabell : Ysabell fut recueillit par la mort, elle a seize ans, mais apparemment depuis très longtemps (le temps ne s’écoule pas chez la mort). Ysabell est assez ronde, cheveux argentés, elle s’habille avec un style tragique et adopte souvent un comportement hautain. Elle est donc la fille de la mort, et sans doute celle qui le connaît le mieux.

Kelirihenna Sto Lat : Reine de Sto Lat depuis la mort de son père, elle s'y connaît en politique et se comporte en fonction de son statut, elle devient donc facilement irrité lorsque la plupart des gens se mettent à l'ignorer suite à sa non-mort.

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Ce roman est particulièrement plaisant, non seulement l’histoire est sympathique, mais surtout on y retrouve des personnages très intéressant, et principalement la mort ( Mon personnage préféré dans le disque après Rincevent ), les situations sont toujours déjantées et les répliques cultes, encore un bon moment de lecture. Comme souvent, tout n'est pas écrit et c'est au lecteur de faire l'effort à certain moment pour être sur de saisir tout les sous entendus et toute les interactions implicites entre les personnages afin de reconstituer l'histoire.

 

Note : 8.5/10

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04 mars 2016

Chronique : Terry Pratchett - [Les annales du disque monde] - T3 - La huitième fille

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La huitième fille est le troisième roman, et donc la deuxième histoire (les histoires sont indépendantes et peuvent être lues dans l'ordre voulu) des annales du disque-monde. Nous laissons Rincevent de côté et commençons la sous-série des sorcières.

L'histoire commence lorsqu'un mage du nom de Tambour Billette, sachant sa mort venue, s'en va dans un village pour transmettre ses pouvoirs à un mage à naître. En effet, un huitième fils attend la naissance d'un huitième enfant (les mages sont tous les huitièmes fils de huitièmes fils). Après avoir convaincu le père de l'enfant du bien-fondé et du profit pour lui de la manœuvre, celui-ci opère et transmet son bourdon ( les bâtons des mages), et c'est seulement après cela, quand la mort l'emmène (il a fait le voyage avec le mage) qu'il se rend compte d'un épineux problème : l'enfant est une fille.

En grandissant, on s'aperçoit bien vite que Eskarina (c'est son nom, ou Esk en abrégé) montre des signes de magies non contrôlés, et on appelle donc la seule personne capable de l'aider dans ce trou perdu qu'est leur village, la veille sorcière mémé Ciredutemps, qui lui enseigne les bases de la magie. Seulement voilà, ce n'est pas la magie de sorcière qui lui correspond, il faut la faire entrer à l'école des mages : l'université de l'invisible.

Après un difficile et étrange voyage, au cours duquel Esk se retrouvera à suivre son propre chemin, bouleversant tout sur son passage, la jeune magicienne arrive seule à l'université ou elle n'est pas prise au sérieux, la tradition ne fait pas état de femme mage. Mémé Ciretutemps (oui, elle la retrouve) ayant plus d'un tour dans son sac à malice, usera de tout sont attirail d'intimidation et de ruse pour aider Esk à suivre les cours quand même. Ce qui amènera à d'autres soucis parfois très dangereux.


Les personnages principaux :

Mémé Ciredutemps : Sorcière de son village, Mémé Ciredutemps porte un chapeau pointu contenant de multiples épingles et une robe noire. En dépit de nombreux efforts, elle n'a cependant pu obtenir verrues et dents pourries qui auraient complété l'apparence classique de la sorcière.
Elle est particulièrement intimidante, grande adepte de la "têtologie" un art qui permet aux clients des sorcières de se persuader tout seul que la magie opère. Vous l'avez peut-être compris, mémé Ciredutemps est une psychologue hors pair, maître de l'effet placebo, de l'intimidation et de la manipulation; elle n'en demeure pas moins dotée des réels pouvoirs rivalisant avec ceux des ( et même du) plus grands mages du disque.

Eskarina : jeune fille au grand pouvoir magique, elle se balade toujours avec son bourdon bien plus grand qu'elle. Elle est plutôt candide et bienveillante, mais n'en demeure pas moins puissante, dangereuse et intelligente, ceux qui essayent de profiter de sa bienveillance et de sa naïveté en font d’ailleurs souvent les frais. Elle a pour plus grande ambition de devenir Mage.

Simon : Apprenti mage, un adolescent effacé, pâle et bègue mais très doué en magie, il fait la fascination de ses professeurs.

Ce roman m'a beaucoup plu, il traite principalement le problème de l'égalité des sexes, face aux traditions qui n'ont aucune base sérieuse mais qui sont tenaces. Dit autrement, les questions principales posées sont : pourquoi s'attache-t-ont à des conventions sociales illogiques ? Doit-on s'accrocher à la tradition ?

Toujours drôle, il l'est toutefois moins que son prédécesseur, le huitième sortilège, qui reste donc à mon goût légèrement au-dessus, même si les critiques sociales de la huitième fille sont il faut le reconnaître plus d'actualité et plus profonde ( et tellement bien abordée).


Note : 7.5/10

 

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